Visites

Le Centre Historique de Grenade

Aujourd’hui, on commence la visite de Grenade un peu plus en profondeur. J’espère que vous avez suivi ma première visite avec mon coloc.Vous êtes prêts ? Alors c’est parti pour le centre historique de la ville ! Je ne suis pas prof d’histoire ni guide touristique. Si vous voulez en apprendre un peu plus sur notre belle Granada lors de votre séjour, je vous conseille les visites gratuites de Walk in Granada qui font différents tours d’environ 2h tous les jours : le centre historique, le Sacromonte et l’Albaycin. Les visites sont disponibles en anglais et en espagnol. A la fin de celles-ci vous pouvez décider ce que vous voulez pour valoriser le travail des guides. Du tourisme écoresponsable, j’aime !

 

On va commencer par le Palais dit « de Madraza ». Son nom vient de l’arabe qui signifie « école ». Pendant la Reconquista catholique de la ville, le Cardinal Cisneros a fait brûler tous les livres en arabe de l’édifice, la perte de savoir a été énorme. Aujourd’hui le bâtiment appartient à la fac de Grenade.

 

 

Ce que vous pouvez voir ici, est un des plus vieux « graffitis » de la ville. C’est une inscription faite à partir d’un mélange d’huile végétale et de sang de taureau, sur un des murs de la cathédrale de la ville. D’ailleurs, l’édifice n’a qu’une tour sur les deux prévus sur les plans car la ville n’avait pas assez d’argent. Plusieurs étages ont été construits de nombreuses fois dû à des destructions ou des effondrements.

 

Ici, c’est la place Bib-Rambla, où prenait lieu un ancien marché musulman. On l’appelait aussi la place des « mains amputées », car on y coupait les mains des voleurs pour ensuite les exposer. A côté de cette place se trouve l’entrée de l’Alcaiceira, ou se trouve aujourd’hui des petites échoppes du style marocain. C’est une rue étroite pour empêcher que les voleurs ne s’enfuient à cheval. On pouvait y trouver des céramiques dont les couleurs avaient une signification : le blanc pour la pureté de la femme, le bleu pour l’eau et le vert pour la nature.

 

Nous voici maintenant au Corral del Carbon, dans lequel vous pouvez rentrer gratuitement. C’était un ancien marché musulman, réquisitionné par les catholiques pour y vendre du charbon au 14ème siècle. La petite source que vous voyez au centre était approvisionné par les deux fleuves de Grenade. Cela permettait d’avoir toujours de l’eau même si un des fleuves était empoisonné par l’ennemi.

 

Nous passons un peu par l’Albaicin, auquel je consacrerai un de mes prochains articles avant de rejoindre notre prochain point. Ce quartier a été construit un peu sur les hauteurs de la ville pour permettre une défense plus efficace : le centre historique se trouvait relativement sur une surface plate, ce qui facilitait l’accès pour les ennemis.

 

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Nous voici à présent devant la maison d’un des plus célèbres chanteurs de Flamenco d’Espagne, Enrique Morente. D’ailleurs, saviez-vous que la spécialité de Grenade est, le flamenco certes, mais à même le sol des grottes du Sacromonte ? Vous ne pourrez le voir qu’ici ! Et j’espère bien assister à un spectacle avant mon départ.

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Voilà une église datant du 11ème siècle, qui a été détruite et dont il ne reste que la tour. Vous voyez l’espèce de puits à présent fermé par une porte en bois ? C’était une source d’eau pour l’église et les alentours. On y mettait une tortue pour s’assurer de la qualité de l’eau : si la tortue vivait alors les habitants pouvait boire, si la tortue était morte, alors personne ne buvait car l’eau avait peut-être été empoisonnée par des ennemis.

 

Nous passons maintenant aux célèbres Carmen. Le nom vent de l’arabe « Karm » qui signifie « vigne, paradis ». Ce sont des maisons somptueuses qui appartenaient aux riches musulmans et qui ont étaient récupérées par les catholiques. Une Carmen se compose d’une grande maison dans l’Albaycin avec vue sur l’Alhambra, de jardins avec un « bassin », des arbres fruitiers comme des orangers ou des citronniers et de hauts murs pour ne pas montrer la richesse des lieux.

 

Nous voilà maintenant au monastère « Santa Isabel la Real » qui était auparavant une partie du jardin du Palais Dar-Al-Horra. Les moines « cloitrés » se consacrent à la fabrication de pâtisseries et de bonbons que vous pouvez acheter via une porte dérobée tournante au fond de la cour, si vous donnez la formule magique. Vous ne verrez même pas le moine, tout se fait par la porte.

 

Et nous finissons par le mirador San Nicolas et son église (qui est en cours de rénovation), qui est sans doute le mirador le plus connu de Grenade, car il y a tout le temps foule. Vous pouvez tout voir de ce point de vue. L’église San Miguel Alto qui est l’église la plus haute de la ville, le Generalife et l’Alhambra ainsi que les quartiers de l’Albaycin et du Sacromonte. Vous pouvez également voir au loin, quelques montagnes comme « El Suspiro del Moro », littéralement « le soupir du maure », où le roi Boabdil se serait arrêté pour regarder une dernière fois sa belle Grenade avant qu’elle ne soit prise par les catholiques castillans. L’histoire raconte qu’il y aurait pleuré et que sa mère, Aicha Al-Horra aurait dit « Tu pleures comme une femme, car tu n’as pas su protéger ta ville comme un homme ». Une maman très sympa.

Un endroit rêvé pour une fin de visite, non ?

 

 

 

 

Où manger à Grenade ?

La spécialité de Grenade est le Pionono. Je suis allée à la pâtisserie El Sol mais vous pouvez en trouver partout en ville. Cela m’a fait penser à une sorte de petit cannelé imbibé, comme un baba au rhum. J’ai pris le classique mais vous en avez pour tous les goûts ! J’ai aussi goûté un Felipe, qui est entouré de meringue.

Retrouvez les autres adresses où manger à Grenade ici.

 

  1. Le Sacromonte

    10 mars 2017 at 6:43

    […] à tous ! ça va depuis la dernière visite, pas trop épuisés par le rythme soutenu ? Tant mieux ! Car aujourd’hui on va grimper ! Je […]

  2. El Albayzín

    16 mars 2017 at 11:25

    […] je l’ai dit lors de notre visite dans le centre historique, les choses ont commencé à se compliquer pour les habitants musulmans à l’arrivée du Cardinal […]

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