Histoires Expatriées, Journal d'une prof, l'Assitanat

La vie professionnelle dans mon pays d’adoption #HistoiresExpatriées 

ma classe à la fin de l’année

Je reviens avec un nouvel article, une belle idée d’Hélène de A french in Mexico qui coïncide avec une rubrique que je voulais lancer sur le blog : #journalduneprof. Pour parler de mes galères, de mes bons moments et tout simplement de discuter du métier de prof (ou d’assistante d’ailleurs) et réfléchir sur cette année, à la fin de mon contrat.

Comme vous l’aurez deviné, aujourd’hui on va parler de ma vie professionnelle dans mon pays d’adoption, et donc d’assistanat. Je vais essayer de survoler le concept afin de pouvoir explorer plusieurs détails plus tard dans la rubrique. C’est surtout que je suis un bébé expat, je ne vis en Angleterre que depuis septembre dernier, je suis donc loin des autres bloggeurs du rendez –vous Histoires Expatriées qui cumulent parfois plusieurs années à leurs compteurs. En plus, c’est ma première réelle expérience professionnelle, rien que ça. Je n’ai donc pas encore assez de recul pour vous parler d’une évolution professionnelle à l’étranger comme il se doit.

Comme beaucoup de participant.es, je suis prof. Enfin, assistante de langues. C’est quoi la différence ? Ben pour être prof, il vous faut tout simplement un diplôme adéquat. Soit un diplôme étranger si vous êtes en école privée, mais préférablement un PCGE pour tout type d’école. C’est un peu comme le CAPES/Master MEEF (Métiers de l’Enseignement, de l’Education et de la Formation) du Royaume Uni (chers collègues professeurs corrigez-moi si je me trompe.) Et moi… ben j’ai rien de tout ça. Un assistant de langue a souvent une licence en poche (c’est mon cas) ou un master qui n’est pas forcément dans l’enseignement et qui postule dans un autre pays que le sien pour enseigner dans des collèges et lycées. (Pour la fac, on parle alors de Lecteur ou Lectrice mais ça c’est encore une nouvelle histoire et ça ne me concerne pas encore.)

Un club de français comme on les aime

A ma connaissance, il y a deux moyens de devenir Assistant/e de Français : via le CIEP (Centre International d’études pédagogiques) ou via des candidatures personnelles. Pour le CIEP, le dossier se fait en collaboration avec votre université. Je pourrais peut-être faire un article résumant les procédures un jour s’il vous le souhaitez. Personnellement, j’ai finalement choisi la deuxième possibilité, en postulant à des diverses écoles via notamment LinkedIn, Indeed, Monster et leurs sites internet direct. Qu’une seule ne m’a répondu, et ça a été la bonne.

Pour des raisons évidentes, je ne peux pas divulguer le nom de l’école où j’ai travaillé, mais si vous connaissez un tantinet Canterbury, ce n’est vraiment pas dur de deviner, on est un peu partout. Je crois qu’il y a autant de type d’assistanat que d’établissements, tellement les témoignages que j’ai pu recueillir autour de moi sont différents.  En juin dernier on m’offrait donc un poste d’un an à Canterbury en tant qu’une des deux assistantes de français de l’établissement, une salle de classe fixe, un mi-temps (qui n’en est pas vraiment un) et un appartement dit de fonction à côté de l’école. Parallèlement, le CIEP me proposait un poste en Irlande du Nord, ce qui m’aurait beaucoup plu, mais basé dans trois villes différentes autour de Belfast et dans quatre établissements différents, sans logement et on ne va pas se mentir, avec une différence sur le salaire de presque 300 livres. Mon choix a été vite fait.

La petite ville sympa où j’habite

Et mon rôle dans tout ça ? Je m’occupais de certains cours de collégiens et lycéens sur cinq types de programmes différents. La plus grande partie de mon emploi du temps était occupé par des Years 11 (Seconde) qui passaient le (I)GCSE à la fin de l’année (l’équivalent plus ou moins de notre Brevet, mais en plus hardcore je pense). Je m’occupais également de Years 12 (Première) bilingues et non bilingues pour la première partie de leurs A levels (le Bac). Et évidemment les Year 13 (Terminale) pour les examens terminaux. Avec ces groupes, je m’occupais surtout de la partie orale de leurs examens, et je les aidais ça et là pour l’orthographe et la syntaxe, les conjugaisons … quand je savais moi-même répondre à leurs questions.

C’est là la difficulté. Je trouve ça génial d’avoir des assistants natifs et d’avoir des conversations avec eux. Les conversations, c’est comme ça qu’on appelle les cours d’oraux, limite particuliers avec seulement deux voire trois élèves. Mais étant native, il y a parfois des choses qui me paraissent innée et logiques mais qui ne le sont pas du tout pour des élèves anglophones. Comment expliquer l’emploi du subjonctif dans une langue qui n’en a pas ?

Je ne vais pas m’étaler davantage sur le sujet afin d’en faire un article plus tard.

Mes autres cours étaient pour les secondes bilingues qui passaient leur B2 en même temps que leur brevet. Une sorte de certification Cambridge ou Big Challenge (vous vous rappelez, on pouvait gagner des dictionnaires ?) chez nous. Et enfin, mes préférés : les cours de traductions, version et thème pour les plus grands.

Ce boulot a été une opportunité folle que je ne regrette absolument pas et qui m’a déjà ouvert des portes. Je ne pouvais pas rêver mieux pour une première expérience professionnelle. Une page se tourne déjà car j’ai décidé de ne pas continuer mon contrat même si j’en avais la possibilité. Restez attentifs, car je vais bientôt vous annoncer une nouvelle aventure folle à l’étranger…

Avez-vous aimé le thème du mois ? Et vous, quelle vie professionnelle menez-vous dans votre pays d’adoption ? Si le rendez-vous vous a plu, alors je serais heureuse de lancer la rubrique Journal d’Une Prof avec des réflexions sur les programmes GCSE, A levels, mes relations avec les élèves, l’école, les exams et ma vie personnelle…

 

Histoires Expatriées est une idée de Lucie, retrouvez-nous tous les mois!

 

 

 

10 Comments

  1. Hélène

    15 juillet 2018 at 6:28

    Je vois que tu es passionnée par ce que tu fais et tu communiques de l’énergie dans ton article. Ah la grammaire et la conjugaison…que je te comprends. Je donne ponctuellement des cours de français à des mexicains (bien que je n’ai pas étudié les langues mais ils sont en pénurie de professeurs de français dans la ville où je vis) et je suis parfois déroutée par les questions de certains. Evident pour moi, non-sens pour eux! Hâte de lire tes prochaines aventures.

    1. Maeva-Mapamundi

      15 juillet 2018 at 7:44

      merci énormément de ton retour! C’est en effet les côtés les plus difficiles du travail, car je n’ai pas de vraie formation. Bon courage pour la suite!

  2. Morgane

    15 juillet 2018 at 7:41

    Wow je trouve ton parcours super, surtout pour une première expérience professionnelle ! 🙂
    Être prof à l’étranger, je pense que c’est une expérience que j’aimerais beaucoup tenter, ne serait-ce que pour une année scolaire. J’avais entamé des cours du soir en Belgique pour devenir prof mais je n’ai jamais terminé mon cursus car je suis partie à l’étranger. Du coup, je ne sais pas si j’aurais mes chances un jour…

    1. Maeva-Mapamundi

      15 juillet 2018 at 7:46

      Je te le souhaite en tout cas! J’ai beaucoup appris sur moi pendant cette année, j’espère que d’une manière ou d’une autre, ça viendra! A très bientôt.

  3. Ophélie G.

    17 juillet 2018 at 9:50

    Pour avoir été assistante de français pendant 3 ans, je trouve ça chouette de lire le point de vue de quelqu’un d’autre ! Merci pour le partage. 🙂 xx

    1. Maeva-Mapamundi

      20 juillet 2018 at 7:52

      Merci à toi d’être passée! je vais faire un tour sur ton blog dès que possible.

  4. Stéphanie

    18 juillet 2018 at 7:35

    Je découvre ton blog et je découvre aussi que tu vas annoncer une nouvelle aventure aha ! J’ai hâte de savoir !

    1. Maeva-Mapamundi

      20 juillet 2018 at 7:52

      haha, que de mystères pour l’instant! ça arrive bientôt!

  5. Histoires Expatriées : un job au Canada | Du nord au sud & d'est en ouest

    21 juillet 2018 at 5:17

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    19 septembre 2018 at 11:10

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