Bien être, Histoires Expatriées, Vie de tous les jours, Vie quotidienne

Mon pays et mon corps #HistoiresExpatriées

Ce mois-ci, j’ai l’honneur d’être la marraine du rendez-vous #HistoiresExpatriées, proposé par Lucie de el Occhio di lucie.  Chaque mois, nous discutons d’un aspect en particulier dans nos pays d’adoption respectifs. Retrouvez tous.tes les participant.es en bas de l’article. Pour ce mois d’août, j’ai choisi le thème Mon pays et Mon corps.  Je suis vraiment contente de l’engouement face au sujet sur le groupe facebook du rendez-vous. Ce sujet peut être interprété de bien de façons différentes : notre rapport à notre propre corps, la perception qu’à notre pays d’expatriation à propos de la nudité, du physique ou encore de la santé. À l’ère du mouvement « body positivity » et pour ce sujet personnel, j’aurais également pu choisir le titre de « Comment l’Espagne et l’Angleterre m’ont réconciliée avec mon corps ». On va entre autre parler de slutshaming, de culture du sport (ou non) et de grossophobie ; tout cela accompagné de photos de moi sur la plage ou en tenue de sport. De part mon attachement au sujet, je m’excuse s’il vous semble trop brouillon et je sais déjà que ça va être une vraie merde à traduire. Attention les yeux et surtout, attachez vos ceintures ! On est parti.

Barcelone, avril 2017 VS Saleccia, avril 2018.
Première fois que je mets de vraies photos de moi sur le blog et il faut que ça soit du yoga à demi-nu.

La France et la construction des complexes

Il peut être difficile d’aborder un sujet aussi personnel, mais j’ai le sentiment que c’est nécessaire et que c’est un problème de société. Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été obsédée de près ou de loin par mon poids  (ou alors on m’a bien transmis la notion que c’était un problème). Petite, j’étais la gamine boulotte et joufflue. En quatrième, j’ai demandé à voir une diététicienne car je me trouvais petite et énorme à côté de mes amies au collège. Je ne faisais alors pas encore 1m60, tout juste du 38 et je n’étais pas encore formée. En l’espace de trois à quatre ans de suivi, je suis passée du 38, au 36 puis 34 au 38 puis au 40. Mon poids a varié d’une dizaine de kilos, puis d’une vingtaine. Le yo-yo a fait parti de mon adolescence et c’est toujours le cas aujourd’hui. Les crises de troubles alimentaires font parfois resurface, mais du haut de mes 22 ans, j’aime à croire que le pire est derrière moi. Et ce n’est pas grâce à ma France chérie.

Le corps d’une jeune fille puis femme subit des changements toute sa vie : ses premières règles, ses premières formes, ses premiers moyens de contraceptions… Une multitude de facteurs rentrent en jeu dans le physique d’une adolescente, la malbouffe peut en être un, tout comme le sport, le stress qui entraîne des crises de boulimies,  ou encore une pilule mal dosée qui vous fait prendre plus de dix kilos en deux mois et laisse sur son passage de grosse zébrures sur vos fesses, hanches, cuisses, ventre et poitrine. Même si ces marques en forme d’éclairs, aussi badass soient-elles,  tendent à s’estomper avec le temps, elles ont une incidence particulière sur le mental d’une préado quand la crème qu’elle applique tous les jours annonce en majuscule et en gras « pour femme enceintes. »

Se former, c’est aussi essuyer le regard des gens, et particulièrement des garçons à partir d’un certain âge. Quand on est la première à avoir un tantinet de poitrine au collège, on se fait remarquer avant de se faire rattraper par les autres filles. Dès la sixième, on se fait aussi poursuivre par des garçons qui nous demandent combien c’est pour coucher (car visiblement appeler une fille une pute avant de se prendre un coup de pied bien placé c’est marrant) ou alors qui miment avec leurs mains un tampon qui s’ouvre dans notre utérus, bruitage de bouche allant avec,  à la bonne période du mois. Comme si les règles n’étaient pas assez traumatisantes à cet âge. C’est à partir de cet âge également qu’on remarque le regard insistant d’hommes plus vieux, ceux qui se retournent dans la rue, ceux qui emploient le terme « cat calling »* littéralement en miaulant quand vous sortez d’une pièce lors de votre job d’été ; ceux qui vous demandent votre numéro même si vous n’êtes pas majeure car vous leur avez indiqué le Mcdo le plus près ; ou ceux qui vous demandent si vous êtes intéressée pour sortir avec eux, mais qui vous laissent tranquille en vous soulignant qu’  « ils respectent » le fait que vous ayez un copain. Pas vous hein, mais votre copain oui.

Une plage de sable blanc, et une peau et de la cellulite de la même couleur. Saleccia, avril 2018.

C’est aussi à ce moment-là qu’on remarque qu’il y a une certaine hiérarchie dans la manière dont s’habillent les filles.  Trop coincée (« Elle a une escalope dans le cul, cette intello » au collège), trop prude, ou tout au contraire comme une vraie « te-pu » (le jugement préféré au lycée). Un même vêtement sur deux personnes différentes n’ont plus le même effet. Une jeune fille peut s’en tirer avec le nouveau short à la mode car elle est fine, mais vous qui avez plus de formes sans avoir rien demandé, vous avez le droit à la blouse à l’école, même si c’est votre anniversaire et que vous portez le short en question le même jour toutes les deux. C’est aussi à ce moment-là que les émissions télé et les conseillères en images vous apprennent comment vous habiller : tu as une morphologie en huit ? Fonce ! Par contre si c’est une horloge plus épaisse ou toute autre lettre de l’alphabet tu as de gros interdits et tant pis si tu aimais cette petite jupe batgirl taille haute. Elle est trop courte et elle te fait des grosses hanches, ta tante t’as dit que tu ressemblais à un thon dans ta jupe patineuse alors peut-être que tu ne devrais pas aller à cet anniversaire habillée comme ça après tout. Ou ne pas y aller du tout sans doute. Merci tante Jeanine.

Vous pouvez comprendre que j’ai toujours vécu avec un certain handicap concernant mon corps : je ne le comprenais pas, je le blâmais d’être plus voluptueux que celui de la voisine, je le maudissais quand le sport influençait la grosseur de mes muscles et donc la valeur de ma féminité. Je l’ai mal traité, mon vaisseau, mon partenaire de course pour toute ma vie et j’essaye encore de me faire pardonner. La fac a commencé à changer cela.  Malgré l’arrêt d’une activité physique régulière, le végétarisme puis un changement de contraception m’ont aidé à perdre quelques kilos superflus (que j’ai largement repris par la suite). Mais le réel élément déclencheur fut mon séjour Erasmus.

Loin de moi l’idée de devenir égérie Gymshark mais je surkiffe la qualité de leurs ensembles. Canterbury,2018.

L’Espagne, la bienveillance féminine et les modifications corporelles.

Ce qui m’a frappé assez rapidement à Grenade, et plus largement en Espagne, c’est la liberté qu’ont les citoyens avec leurs corps. Je l’ai d’abord remarqué dans le milieu étudiant mais cela s’étend à toute la population. Les gens n’en ont strictement rien à foutre de comment vous vous habillez, ou si vous avez des tatouages, des piercings. Je n’ai jamais vu autant de serveurs, serveuses ou d’hommes et femmes dans de postes plus importants arborant fièrement des manches complètes ou des tatouages jusqu’au cou. Même que ça fait vraiment classe avec une chemise ou un costume. Car devinez quoi ? En Espagne, vos tatouages ne remettent pas en cause votre soit-disante intégrité professionnelle. Tout le monde est aussi beaucoup plus tactile et personnel avec vous. Une camarade de classe va vous accompagner à un studio de piercing même si vous la connaissez à peine car vous lui avez posé une question sur son septum. Ah oui, à Grenade, j’ai eu l’impression que la moitié des habitants de ma génération, hommes et femmes confondus, portait un septum. Alors naturellement, moi aussi, j’ai craqué. Et je ne le regrette absolument pas. Si vous avez des piercings ou des tatouages à faire, l’Espagne est la destination rêvée pour des prix abordables et des artistes de qualité.

L’Espagne a aussi commencé à me réconcilier avec le sport, avec des gymnases et des cours collectifs pour tout le monde et tout type de corps. Je m’y suis même fait des copines, et ça c’est vraiment cool. Vous aimez votre corps, vous le traitez bien avec du yoga, du cycling et même un circuit commando et il vous le rend bien.

On va parler également d’un cliché, mais dans ce pays, à partir d’avril il commence à faire chaud. Et les gens n’aiment pas s’encombrer de vêtements superflus quand ils sortent afin de ne pas payer de vestiaire. Alors il n’était pas rare de croiser des filles particulièrement dénudée ou habillée de manière sexy sans que personne ne leur jette un regard insistant.  (Sauf moi, car j’adore la jupe de cette fille au bar et je devrais d’ailleurs lui demander où elle l’a achetée.) Là-bas, les filles ne prêtent pas attention à leur ventre s’il n’est pas plat et porteront les crop top qui leur plaisent, bidou rond ou non. En six mois de séjour, je ne me suis jamais sentie autant en sécurité. On ne m’a abordée qu’une fois en voiture, et le type s’est vite défilé quand j’ai fait un commentaire désagréable sur sa madre. De ce que j’ai pu en tirer de mes copines d’Erasmus, Grenade nous a fait le plus grand bien. Je rentrais tard le soir sans être agrippée à ma bombe de poivre de Cayenne, que j’ai finalement laissé dans ma valise. Et de leurs côté, mes amies ne sortaient plus avec leur porte-clefs poing américain ou leur trousseau entre les doigts tel Wolverine. Et lorsque la fin du séjour approche, en juin et qu’il fait 46 degrés minimum au soleil, vous êtes contente de sortir sans soutien-gorge à 4h du matin, le seul moment où la température est à peu près acceptable. Il est clair que sans l’Espagne je ne serais aujourd’hui pas capable de porter certains vêtements sans mettre un short, un legging ou une brassière en dessous.

Le retour en France peut se montrer un peu délicat quand tante Jeanine se met maintenant en croisade contre votre nouvel paire de short préférée car on voit un peu le dessous de vos fesses. Àses yeux, vous vous habillez maintenant comme les « te-pu » que vous critiquiez à votre adolescence (en même temps vous n’aviez que 12 ans et on vous mettez presque littéralement les mots dans la bouche) et ne parlons pas de votre maquillage trop prononcé quand vous sortez. Elle vous menace d’ailleurs de brûler cette paire de short et vous interdit de sortir de chez elle dans cette tenue. Que vont pensez les voisins ? Du coup vous lui proposez de sortir en culotte à la place ou de briser sa collection de canards en porcelaine si elle touche à un seul fil de votre short et elle finit par se calmer. Ah, et maintenant, on vous dévisage forcement à cause de votre septum  (effet garanti « qu’est-ce que j’ai sur la figure ? » en arrivant sur le territoire à l’aéroport) et comme vous êtes vegan, vos anciens potes déclarent donc qu’avec votre anneau au nez, vous êtes maintenant une vache.

Le yoga est toujours ma priorité. Canterbury, 2018.

L’Angleterre,  la féminité et la santé

En arrivant à Canterbury, ce que j’avais accompli en Espagne pour mon mental et ma confiance en soi avait peu à peu disparu à cause de deux mois passé en France et aux remarques quotidiennes sur presque chaque aspect de mon physique. J’avais gagné un peu de poids (et évidemment, ça n’allait pas aller en s’arrangeant grâce à la variété de plats préparés et transformés vegan au Royaume Uni ainsi que la cantine qui viennent ternir votre habitude de cuisiner sainement) et j’avais l’impression de presque recommencer à zéro.

J’ai vite décidé de m’inscrire en salle de sport afin de continuer sur ma lancée de l’Espagne et me défouler à la boxe, en circuit training, au yoga, pilates, et même directement en salle de musculation avec un coach sympa à l’écoute de vos besoins. Ce qui m’a marqué cette année, c’est toutes les générations confondues qui se croisent à la salle, ainsi que toutes les morphologies et les objectifs différents. Mis à part ce court de Pound où je n’ai pas su démontrer mon agilité avec des baguettes en dansant, je ne me suis jamais sentie jugée mais au contraire encouragée, même par mon coach qui suivait parfois du coin de l’œil d’autres cours pour s’assurer que je tenais le gainage comme tout le monde (sans quoi il me menaçait d’intervenir).

Même si j’ai eu du mal avec beaucoup de choses, ce qui m’a réellement fait du bien en Angleterre, c’est le fait de faire partie des taille standard à savoir, du 40 puis 42, les tailles 12 et 14 étant parmi les plus communes au Royaume Uni. Ça m’a fait aussi énormément plaisir de voir que de jeunes femmes de ma corpulence ou plus charnues encore pouvaient être totalement féminines, avec des mini jupe rose à paillettes, un body moulant à fine bretelle, un maquillage qui va avec et s’assumer come des reines. Je me sentais parfois sous-habillée face à certaines filles tellement elles faisaient attention à leurs apparence et je me suis dit que moi aussi je pouvais faire pareil. Avoir des kilos « en trop » ne voulait pas dire se cacher dans des vêtements simples et allant parfaitement à ma morphologie (c’est-à-dire pas grand-chose) comme c’était le cas en France. J’ai aussi remarqué que ce n’était pas de l’avis de tout le monde.

On ne va pas parler de tante Jeanine, vous savez déjà ce qu’elle pense de tout ça ; mais plutôt d’ami.es qui nous ont rendu visite. Je ne réalisais plus à ce moment-là à quel point les français.es peuvent se comparer aux autres et en profiter pour juger autrui. On me faisait tout le temps remarquer à quel point, la nourriture anglaise est beaucoup plus malsaine que la française, à quel point les français sont plus en forme que leurs comparses anglais, à quel point telle fille devrait se bouger pour être aussi « bien » que son compagnon ou à quel point telle ado s’habillait court et de manière indécente. Des commentaires sur une personne qui faisait le même poids et s’habillait comme moi. J’ai même eu le droit au fatidique : « Mais avec tout le sport que tu fais, pourquoi tu ne perds pas de poids » ? Alors déjà, je t’emmerde. Et selon moi, le sport est un plaisir, un outil  sur le long terme et ne sert pas seulement à perdre de la graisse. Encore une fois, beaucoup de facteurs rentrent en jeu sur le poids d’une personne : son activité physique, sa densité musculaire, sa morphologie, sa génétique, son sexe, son moyen de contraception, un quelconque dérèglement hormonal, le stress ou encore ses envies.

Ce shooting a été le summum de l’inconfortable pour moi, mais je suis contente du résultat.

Aujourd’hui j’essaye de m’habiller en épousant ce que j’aime dans mon corps et de me préoccuper le moins possible de ce qui me dérange. Et la santé dans tout ça ? Je fais actuellement 1m63 pour presque 80 kilos et d’après une machine savante à ma salle de sport, environ 1 tiers de mon corps est constitué de graisse (ça me laisse donc 2 tiers d’os, d’eau et de muscles, c’est pas trop dégueu). Selon mon IMC je serais en surpoids, mais je trouve que les formes que j’ai pu prendre ont l’air assez harmonieuses sur les photos. Parfois je me regarde dans le miroir et je trouve mes petits bourrelets mignons et mes courbes voluptueuses. D’autres fois j’ai l’impression de n’être qu’un popotin avec des gros bras. Ce n’est pas facile tous les jours, je ne me vois pas comme grosse, et certain.es ne me considérons même pas comme enrobée, d’autres tiront la sonnette d’alarme sur mon poids et c’est comme ça. Pourtant les doutes sont toujours présents et pointent le bout de leur nez de temps en temps, surtout en été où nos cuisses se touchent plus encore et nous font regretter d’avoir porté un short.

Je pense que la clef est l’acceptation de soi, ainsi que l’assimilation de nouveaux idéaux et pas seulement d’un body goal. J’admire beaucoup de femme comme Nathalie Emmanuel, Hayley AtwellBrianna Hidelbrand ou encore  Adelaide Kane. Je trouve ces femmes brillantes et magnifiques, pourtant je ne leur ressemblerai jamais car je n’ai pas leur morphologie. Alors j’essaye parfois de me motiver en suivant d’autres femmes comme Demi Lovato, ou encore Iskra Lawrence, que je trouve sublimes et dont je me sens plus proche physiquement. (à une vingtaine de centimètres près pour la mannequin, même si nos autres mensurations peuvent être similaires.)

Il est clair que je ne verrais pas mon corps comme je le vois aujourd’hui sans mes deux expériences à l’étranger. À vrai dire, j’avais pensé faire cet article plus tard en découvrant mon nouveau pays d’accueil.  Au moment où vous lirez ces lignes, j’aurais déjà rendu les clefs de mon appart et pris un avion pour la France afin de déménager… aux Etats-Unis. Je vais être hôtesse à Disney World en Floride et je commence à la fin du mois. Je sais que la perception du corps et de la santé est très différente d’un état à un autre, mes idées actuelles risquent d’être remises en cause par les deux extrêmes du corps type américain et j’ai hâte de voir comment je vais chérir mon enveloppe corporelle et qu’est-ce qui arrivera ensuite dans notre voyage.

Les photos naturelles ne sont jamais très loin quand un chien passe au parc. Canterbury, 2018.

Si tu es venu.e à bout de ce long article, félicitations ! Tu peux commenter un joli « Muffin tops rock » !** En attendant, retrouve ci-dessous les articles des participant.es au rendez-vous :

  • Cécile nous parle de la relation qu’elle a avec son corps, de cheveux et de menstruations ainsi que son expérience au Canada, à Toronto.
  • Hélène offre une vision particulière, culturelle et artistique du corps au Mexique.
  • Une belle approche de l’Italie par Lucie, de la nudité au style vestimentaire en passant par la liberté.
  • De son côté, Eva nous fait part de son expérience au japon, dans l’intimité comme dans la rue, loin de nos habitudes occidentales.
  • De retour au Canada mais à Edmonton, Ferdy nous fait part de ses habitudes alimentaires et de l’incidence de la météo.
  • Même si on a vécu dans le même pays Marie, à Derby, a une approche différente de la mienne, portée sur l’uniforme scolaire.
  • Kenza nous parle de son expérience et du changement dans la façon de voir son corps dans les différents pays où elle a vécu comme l’Angleterre, l’Australie ou encore le Canada.
  • D’une autre manière, Clara fait aussi part de son expérience en tant qu’assistante de langues, où le smart casual est roi.
  • Angélique dépeint un ressenti totalement différent et détaillé au Sénégal.
  • Beaucoup d’expatrié.es canadien.nes ont répondu à l’appel comme, Perrine, en passant par l’Italie, l’Espagne, le Danemark et enfin Vancouver.
  • C’est au Koweit qu’on retrouve Elizabeth pour nous parler de l’option qu’a le pays pour la beauté parfaite mais « naturelle ».
  • Aurore, qui nous invite au Sri Lanka et en Finlande, nous parle de (non) pudeur et  de normes vestimentaires.
  • En Allemagne, Miryam se livre dans un article exutoire sur l’endométriose et le poids, qui est bon de lire.
  • De retour en Angleterre, Ophélie, à York, partage son parcours qui m’a terriblement touché, avec un témoignage en toute franchise.
  • Océane nous parle de sa perception au Québec et partage une liste de ses inspirations.

 

Si le thème vous intéresse je l’aborde dans la vie de Nicki, mon roman Les Auto-tamponneuses sur Wattpad.

*cat calling : littéralement « appel de chat », fait référence au harcèlement de rue, et plus particulièrement au fait de vous faire siffler ou interpellé par des noms doux (non.)

** Muffin top : littéralement, « châpeau du cupcake » en référence au dessus du cupcake qui est plus large que sa base, comme nos poignées d’amour quand on met un jean taille basse. En gros, les poignées d’amour, c’est cool !

Cet article participe au rendez-vous #HistoiresExpatriées organisé par le blog L’occhio di Lucie.

 

36 Comments

  1. Lucie

    15 août 2018 at 8:07

    Excellent article, et témoignage précieux : on parle rarement de son propre corps avec autant de franchise et de façon aussi directe. Bravo à toi ! Effectivement, en France, on est très portés sur le jugement. En Espagne, j’ai eu le même ressenti que toi, encore plus qu’en Italie (dans mon article je parle surtout de mode pas tellement de forme du corps et là l’Italie est un peu plus normative). Les Espagnols sont vraiment faciles à vivre et se préoccupent peu du qu’en dira-t-on.
    Je suis plus que d’accord avec toi quand tu parles du sport : ça m’énerve de penser qu’on devrait faire du sport juste pour maigrir ! Où est le plaisir là dedans ?
    Pour finir, félicitations pour ton job en Floride, c’est génial !! Tu pourras peut être nous refaire un article sur le même thème dans 6 mois pour voir l’évolution ?

    1. Maeva-Mapamundi

      15 août 2018 at 8:30

      Merci de ton passage! Oui, je pense que dans six mois voire un an je ferais un article bilan afin d’avoir du recul!

  2. Chrystal

    15 août 2018 at 8:08

    J’ai dévoré ton article et je trouve que t’as de quoi être fière. Pas seulement fière de ton Corp mais fière de l’assumer ou d’essayer de l’assumer selon les situations et de tenir tête aux autres, à ceux qui critiquent. Je suis du genre à souvent comparé mon Corp à celui des autres, j’ai pris du poids dernièrement et en plein en été, la cellulite ne m’a pas non plus laissée tranquille, mais j’essaie de ne faire attention qu’au regarde de mon homme, et pas des étrangers qui ne connaissent rien à ma vie, mais c’est parfois compliqué de se regarder dans le miroir et de se trouver jolie. Pourtant quand je vois d’autres filles avec des rondeurs, je les trouve jolies aussi. Encore plus quand elle se sentent bien dans leur peau et que ça se voit. Alors je me dis qu’après tout, un corps c’est un Corp et l’important c’est qu’on soit en forme et en bonne santé, peu importe si c’est en graisse ou en muscle, ou les deux. J’ai adoré ton article 😊💪

    1. Maeva-Mapamundi

      15 août 2018 at 8:32

      merci beaucoup, ça me fait super plaisir! Vraiment. je suis contente que l’article t’aies plu et que tu réalises certaines choses.

  3. Sapho

    15 août 2018 at 8:08

    Bravo pour ton article ma belle, il en inspirera plus d’une. 😘
    Une belle source d’inspiration.
    ❤️

    1. Maeva-Mapamundi

      15 août 2018 at 8:32

      encore merci <3

  4. Mon Expérience Voyage

    15 août 2018 at 8:13

    C’est que s’éloigner de la France et du regard pas forcément positif permet de mieux s’accepter également dans son corps. La première année en Angleterre j’ai carrément perdu du poids. Je me suis mise à cuisiner alors du coup je contrôlais tout ce que je veux mangeais. Mais depuis, j’ai rencontré beaucoup de monde, je sors plus et donc je bois beaucoup plus alors j’ai repris mes kilos mais au fond je m’en fous, j’assume!

    1. Maeva-Mapamundi

      15 août 2018 at 8:33

      je pense qu’on a un peu la même expérience, avoir le corps parfait mais se priver tout le temps et ne pas se laisser vivre ça ne m’intéresse pas

  5. readnchill

    15 août 2018 at 11:47

    Muffin tops rock 🙂
    J’ai eu l’impression de lire un article sur ma vie! Je me suis complètement reconnu dans celui ci! J’avais écris un article ironique au sujet de la perte de poids : sos need a body summer !
    Donc j’approuce Ton point de vue !

    1. Maeva-Mapamundi

      15 août 2018 at 8:34

      tu es la seule a avoir respecté la règle bravo! haha. je vais jeter un oeil à ton article, ça me parle!

  6. Le rapport au corps en Angleterre – Filer à l'anglaise

    15 août 2018 at 1:27

    […] mois-ci, c’est Maëva’s MapaMundi qui est la marraine du rendez-vous #HistoiresExpatriées, pour parler de la vision du corps dans […]

  7. Eva

    15 août 2018 at 1:38

    C’est beau une femme avec des formes 😉
    C’est un beau cheminement. L’acceptation de soi prend du temps et est semée d’embûches. Je suis ravie de lire que grâce à l’Espagne et l’Angleterre tu aies pu prendre confiance en toi et que tu acceptes mieux ton corps. Le regard et le jugement des autres peuvent être si dur parfois. C’est quand même dingue comme certains pays peuvent nous transformer. Toutes les personnes qui complexent devraient un peu voir le monde pour se sentir moins seule et trouver le pays qui leur donnera le déclic pour se sentir mieux dans corps.

    1. Maeva-Mapamundi

      15 août 2018 at 8:34

      c’est tout a fait ça, le déclic est nécessaire et malheureusement on le trouve pas souvent en bas de chez soi…

  8. #Histoires Expatriées #8 : Mon pays et mon corps – QUOTIDIEN D'UNE EXPATRIÉE AU JAPON

    15 août 2018 at 1:45

    […] Maëva qui nous parle de son cheminement pour mieux accepter son corps. […]

  9. Mathilde

    15 août 2018 at 2:58

    Coucou !
    Bravo et merci pour cet article, hyper intéressant et important ! C’est tellement vrai, et ca fait du bien de voir que dans d’autres pays le sujet choses sont différentes.
    C’est un sujet qui me touche parce que ma maman était en surpoids et m’a beaucoup surveillé étant ado (sous-entendu : pour pas que je devienne comme elle), c’est elle qui m’a collée chez la diététicienne alors que j’avais un imc normal, que je pensais environ 55-56 kilos et pour un peu moins d’1m60.
    Et je suis actuellement étudiante aux États Unis, mais en coloc avec des français. J’ai hâte d’avoir ton point de vue sur ce qu’il se passe ici… Moi comme j’ai dit je suis avec des français, donc bonjour les réflexions sur le physique. Mais ici je crois que j’ai tout vu, des gens très gros, des gens très minces qui ne mangent que certains aliments bizarres et ne boivent que des jus verts. Mais tout le monde porte aussi ce qu’il veut, j’ai jamais vu autant de mini-short de ma vie sur le campus. Ici aussi, tu peux mettre des habits 1 taille en moins, parce que les tailles sont différentes. Par contre les fast-food c’est vraiment : partout, très peu cher, très très gras (j’y mange de temps en temps mais c’est tellement gras que ça me donne mal au ventre direct après, je conseille pas). Et niveau végétarisme/veganisme pas de soucis, tu devrais trouver (je suis végétarienne), même si parfois ces options sont hors-menu, il faut les demander.

    1. Maeva-Mapamundi

      15 août 2018 at 8:36

      merci beaucoup de ton partage! je pense vraiment faire un article bilan d’ici 6 à 12 mois afin d’avoir du recul et voir les différences entre ces pays.

  10. Sophie

    15 août 2018 at 5:01

    With some help from google translate, I have read the whole article. I know we’ve talked about these kinds of things before, but this article really made me recognize my own struggles in yours. Not being completely happy with my body, and the things that come with it. Thank you for this article, it’s an eyeopener for those that struggle with the same issues, as well as those that feel the need to comment or interfere with how other people see themselves.

  11. Histoires Expatriées: voyager et changer son rapport au corps | Du nord au sud & d'est en ouest

    15 août 2018 at 6:50

    […] Je vous avoue j’ai bien une dizaine de billets en brouillon sur lesquels je ne progresse pas pour le blog. Mais ces jours-ci c’est le moment de parler d’expatriation de nouveau avec #HistoiresExpatriées. Cette fois le thème est: mon pays et mon corps proposé par Maëva du blog Maeva’s mapa mundi. […]

  12. Cécile

    15 août 2018 at 8:40

    Je suis admirative, je n’avais pas osé aller si loin dans mon article sur le même thème. Je peux faire un parallèle entre tout ce que tu dis sur l’Espagne et ce que je vis à Toronto, en particulier sur les tatouages. J’appréhende un peu les vacances en France à cause de la liberté d’être moi que j’ai découvert à l’étranger (en vrai j’espère que je réfléchis trop et angoisse pour pas grand chose)…
    Muffin tops rock 🙂 (même si je chéris les tailles hautes)

  13. Céline

    15 août 2018 at 10:19

    Muffin tops rock 😉
    Bravo pour ce très bel article qui, je trouve, fait très bien passé ton message !
    La société, le regard des autres, les jugements sont autant de choses qui nous emprisonnent et franchement on n’a pas besoin de ça, c’est déjà dur d’avoir confiance en soi…
    Merci pour cet article/témoignage et bonne continuation !!

    1. Maeva-Mapamundi

      17 août 2018 at 10:07

      merci énormément d’être passée! à très bientôt!

  14. Marie P.

    16 août 2018 at 2:48

    Waw, c’est un très bel article et on sent que tu as mis beaucoup de toi-même dedans… Bravo, ça n’a pas forcément été facile de l’écrire (mais libérateur peut-être) ! Si ‘tante Jeanine’ passe par là, elle arrêtera peut-être ses remarques négatives non justifiées 😉
    Sinon, je me retrouve bien dans ce que tu dis sur l’Angleterre, le positif mais aussi, hélas, la difficulté de manger sainement là-bas…
    Muffin tops rock! ^^

    1. Maeva-Mapamundi

      17 août 2018 at 10:06

      Je pense que tante Jeanine a les oreilles qui sifflent en ce moment, on verra si elle tombe sur l’article!
      Oui, j’ai un peu peur pour les Etats-Unis aussi à ce propos!

  15. Perrine

    16 août 2018 at 3:26

    Sacré billet de blog ! Je suis impressionnée. C’est du contenu de cette qualité dont nous avons besoin sur le net pour discuter et appréhender des sujets pas faciles, tels le rapport au corps.
    Je suis d’accord avec toi sur toute la ligne et surtout sur le fait que faire du sport ne sert pas que à perdre du poids. C’est utile pour rester énergique et forte physiquement et mentalement, mais aussi avoir l’occasion de faire travailler des parties de son corps que l’on ne bouge pas tous les jours… Et explorer/expérimenter ce dont on est capable/ a envie. Ça défoule et ça fait du bien. Puis c’est aussi un plaisir avec chacun sa passion : il y en a pour qui c’est la salle de gym et d’autres qui ont besoin de marquer des buts.

    1. Maeva-Mapamundi

      17 août 2018 at 10:05

      Merci énormément, ça me touche beaucoup et tes compliments me vont droit au coeur.
      Je te suis totalement pour le sport!

  16. Liz

    16 août 2018 at 6:01

    Oh ! J’adore ton article ! J’adore la franchise et la sincérité dont tu fais preuve, c’est vraiment un exercice difficile que de parler de son corps. Finalement, notre corps n’est qu’un moyen de transport sur terre et nous avons appris (en France) à être jugé dessus. Ce qui n’a pas de sens, on ne juge pas de la valeur de quelqu’un à sa voiture !

    Chaque fois que je reviens en France, je réalise à quel point il est difficile d’être une femme en France tellement on est jugée, jaugée, sur des trucs qui ne devraient pas avoir autant de valeur.

    En tous cas, ton évolution est très inspirante, je le répète mais j’adore la façon dont tu parles de toi et de ton corps !

    1. Maeva-Mapamundi

      17 août 2018 at 10:04

      merci énormément! J’avais besoin de cette transparence et je vois que ça plait à beaucoup de monde. J’essaye de faire abstraction des jugements mais ça peut être difficile, surtout quand on vit dans un autre pays et qu’on revient!

  17. Ange 😇 & Like 😎 😃

    16 août 2018 at 3:36

    Sacré témoignage Maeva, franchement chapeau pur le courage de te mettre à nue dans cet article ! On sent que ce sujet te tenait vraiment à cœur… Je te souhaite plein de belles choses pour ta prochaine aventure expatriée.

    1. Maeva-Mapamundi

      17 août 2018 at 10:03

      Merci beaucoup, ça me tenait énormément à coeur en effet.

  18. Madame Dree

    18 août 2018 at 8:56

    Hello !
    J’ai lu ton article dès qu’il était en ligne, mais j’ai mis un peu de temps avant de pouvoir trouver les mots pour commenter.
    On partage beaucoup de points communs et je ne voulais pas faire un commentaire en mode « hey tout pareil pour moi » XD. Pourtant ça prend cette tournure lol.
    Non mais plus sérieusement, je comprends tellement tout ce que tu as écrit… dont la prise de poids (de mon côté 35 kilos en moins d’un an après 6 changements de pilules en 6 mois, merci ma gynéco…).
    J’ai également eu cette personne qui avait toujours un truc à dire sur mon poids, ma manière de m’habiller, ce qu’il faudrait faire ou non (avec les conseils de m**** du type « oh mais pour favoriser la perte de poids il faut manger tel ou tel truc »)… J’ai appris à aimer mes poignées d’amour <3 ahah !
    La vie en Angleterre m'a également permis de dédramatiser, de retrouver un certain amour pour mon corps, d'en rire parfois mais surtout de l'aimer aussi.
    En tous cas bravo, tu es magnifique ! 🙂 Tes photos sont super belles, j'adore !

    1. Maeva-Mapamundi

      20 août 2018 at 9:14

      Merci énormément ça me touche, surtout pour les photos c’est la première fois que je me montre réellement sur le blog! j’avais lu un de tes précédents articles où effectivement tu racontais avoir vécu quelque chose de similaire…merci de ta franchise et ton ouverture d’esprit!

  19. Alexienne

    19 août 2018 at 3:58

    Merci pour ton article Maeva ! Je pense que tu mets les mots sur ce que toutes les filles vivent en France… Je ne comprends pas pourquoi on a temps besoin de juger les autres et de s’y comparer (perso j’ai toujours trouvé ça vraiment bizarre, et moi aussi j’ai une famille composée de Tantes Jeanine) !!!
    Quel plaisir de voyager dans des pays où on est libre !
    (Merci encore pour ce thème!) Et bon voyage !

    1. Maeva-Mapamundi

      20 août 2018 at 9:13

      Merci énormément de ton passage et de ton avis!

  20. The Highlanders 3, Starfury convention – Maëva's Mapa Mundi

    21 août 2018 at 7:01

    […] si je ne le suis pas forcément dans mes traductions (oops). Comme dit dans le précédent article, je prends bientôt l’avion pour les Etats-Unis, alors j’aurais sans doute le temps de me poser et de finir par traduire mes derniers articles. […]

  21. Mon endroit préféré #Histoires Expatriées + CONCOURS – Maëva's Mapa Mundi

    19 septembre 2018 at 11:21

    […] l’annonçais il y a peu, je viens de m’installer aux Etats-Unis, plus particulièrement en Floride, chez ce bon vieux Mickey. Je prends des notes tous les jours […]

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